Ma première image remonte à mon service militaire en 1989 à Paris. Lors d’un quartier libre, j’étais parti courir sur les pavés parisiens de la capitale. Un matin, je me suis retrouvé devant l’arc de Triomphe et j’ai réussi par le plus grand hasard à faire une belle image avec mon petit compact Ricoh. Ce jour là, j’ai visité les monuments de Paris. Et c’est plus tard, qu’un petit commerçant photo me proposa de faire éditer cette image. Mes préoccupations à cette époque étaient ailleurs ! Je ne savais pas que mon amour pour la photo allait commencer ce matin là et ne plus jamais s’achever suite à ce cliché.
En 1991, je rentrais dans une grande entreprise qui avait un club photo. Je m’inscrivis et découvris ce monde étrange de l’image. J’achetais pour l’occasion un EOS 600 et son pack d’objectifs en promotion. Très vite, je devais changer ces derniers pour leur grande médiocrité, pour deux focales Canon USM et une bague allonge. La photo nature vint très rapidement s’imposer à ma sensibilité ; Et je flirtais entre paysage et animalier principalement. Lors d’un salon de l’automobile de Genève, je réalisai quelques clichés avec le tout nouveau boîtier Nikon (F90 je crois), qui m’avait été prêté par un petit magasin de ma région où j’étais client… Le gérant me proposa d’exposer mes images du salon. Nouveau refus de ma part ! Et encore un autre refus plus tard, en Provence, sur un travail effectué sur Arles et ses environs.
L’année 2000 fut un tournant, Internet s’installait dans les foyers et j’étais toujours avec mon boîtier Canon sous le bras. Je collaborais bénévolement à une revue de pêche sur la toile, au poste de rédacteur en chef et j’acquis pour l’occasion un Nikon Coolpix 2000. Je découvrais la photo numérique et son langage par ce biais. Je devins pigiste free lance pour un magazine halieutique et continuais d’officier sur la toile avec différents sites, toujours bénévolement. Mes images sont remarquées et paraissent avec mes articles. Ce n’est qu’au printemps 2006, que j’achetais un boîtier reflex numérique. Je cédais ma confiance au tout nouveau Pentax K10D. Là, j’allais découvrir un autre monde ! Une jeune artiste me fit découvrir une autre sphère de la photographie, alors qu’elle-même débutait dans cette sphère expressionniste. J’étais à deux doigts d’arrêter la photo devant son talent émergeant qui était sans rapport avec les règles de la photographie. L’expression artistique prenait un vrai sens pour mon œil ! Il me fallait tout oublier, apprendre l’air du reflex numérique, découvrir son langage professionnel (c’est pas gagné !), après des années passées à employer un petit Coolpix. Depuis lors, je cherche mon expression sans clivage, ni frontière de l’âme, à la recherche d’une émotion…